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Profits XXL pour la lutte contre l'obésité

 

 

 

 

Profits XXL pour la lutte contre l'obésité
Cécile Chevré

 

 

 

Dans les années 50, alors que les premiers restaurants McDonald's prenaient leur envol, la contenance du plus petit soda qui y était vendu était de 200 millilitres. Aujourd'hui, elle est de 350 millilitres et la plus grande, d'un litre.

 

Super size me [MC Donald] (censuré) VOSTFR - YouTube :

 

Les doses des boissons ne sont pas les seules à avoir été progressivement revues à la hausse. Au moment de son lancement en 1976, le sandwich phare de la marque de fastfood américaine, le Big Mac, était considéré comme un "gros" hamburger, avec ses deux steaks hachés. Il ne contient pourtant que 90 g (2 steaks hachés de 45 g) de viande à comparer avec les nouveaux hamburgers sortis ces dernières années. Un petit tour sur le site américain de McDonald's, vous permettra de constater que le Big Mac contient 25 g de protéines, contre les 45 g contenus dans l'Angus Bacon & Cheese. Et point de vue calories ? 550 pour le Big Mac contre 790 pour l'Angus Bacon & Cheese.

Supersize Me - Movie / Documentary - Full length - YouTube :

 

Pour résumer, votre repas dans un fastfood actuel pourra être jusqu'à 5 fois plus copieux que dans les années 50.

 

Tour de taille en hausse
Les Américains sont-ils mieux nourris ? Pas forcément. La nourriture proposée par les fastfoods est souvent calorique, saturée de graisses, de sel et de sucre, mais pas forcément rassasiante.

En revanche, les Américains sont certainement beaucoup plus gros. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), en 1985, seuls 7% des Américains étaient obèses. Aujourd'hui, ils sont environ 33%. Et un autre tiers de la population est en surpoids. 70% de la population américaine a donc un (gros) problème de poids.

 

Comment expliquer le phénomène ? Les raisons tiennent principalement au changement de mode de vie et de consommation. Dès qu'un pays se développe, que sa population est majoritairement urbaine, que niveau de vie augmente, sa population se tourne vers de nouvelles habitudes alimentaires : plus de gras, plus de sucres, plus de viandes, plus de produits issus de l'industrie agro-alimentaires, plus de restaurants et de fastfood.

 

la photo de Front De Gauche Sud-Est.

Hihihi!
 
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L'obésité marche main dans la main avec la croissance économique
Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à être concernés. Obésité et croissance économique marchent main dans la main. Tous les BRICS sont ainsi menacés par une vague de gras. Au Brésil, près de la moitié de la population est en surpoids, une part qui augmente à toute vitesse. D'après les chiffres du ministère de la Santé brésilien, entre 2006 et 2011, le pourcentage de Brésiliens en surpoids est passé de 42,7% à 48,5%. Si les Brésiliens continuent à prendre du poids à ce rythme, ils devraient atteindre la situation des Etats-Unis d'ici une décennie.

 

Les chiffres sont tout aussi préoccupants en Russie et même en Inde ou en Chine. Dans l'empire du Milieu, plus d'un quart de la population est en surpoids ou obèse. Et là encore, la progression est fulgurante.

 

En 30 ans, le nombre d'obèses dans le monde a ainsi été multiplié par deux. 1,4 milliard d'être humains sont en surpoids et 500 millions obèses. "Si chaque pays devenait aussi gros que les Etats-Unis, cela correspondrait au poids d'un milliard d'individus supplémentaires", a déclaré le professeur Ian Roberts de la London School of Hygiene and Tropical Medicine.

 

L'obésité, un problème de poids
Les conséquences d'une telle évolution sur la santé et l'économie sont énormes. Sur la santé d'abord. L'obésité et le surpoids peuvent entraîner apnée du sommeil, risques cardiovasculaires, certaines formes de cancer, diabète, etc. Et donc une espérance de vie moindre.

[ Doc-Fr ] Augmenter mon poids l Super Size Me [Agro-innoVation.dz] :

Le poids financier de l'obésité pèse de plus en plus lourd pour les patients et les Etats. Aux Etats-Unis, le coût de l'obésité est estimé à 190 milliards de dollars par an – le cinquième des dépenses de santé annuelles. Aux Etats-Unis, les dépenses de santé liées à l'obésité devraient augmenter d'environ 3,7% par jusqu'à au moins 2027. En outre, soigner un patient obèse est aussi beaucoup plus coûteux que soigner un patient au poids dans la norme – environ 40% de plus.

 

Les Etats prennent progressivement conscience des dangers de l'obésité... et ont décidé d'intervenir. Aux Etats-Unis, c'est devenu le principal combat de Michelle Obama. A New York, c'est les sodas en taille XXL (supérieurs à 1 litre) qui sont dans la ligne de mire du maire qui a fait voter une loi pour les interdire à la vente dans les restaurants ou les lieux publics (comme les stades).

 

Même en Chine, le gouvernement a lancé moult campagnes télévisuelles pour encourager les jeunes Chinois à faire plus de sport, à manger moins gras et moins sucré, à boire moins de sodas, etc.

 

Autre secteur à la bonne santé affichée : celui des boissons et des produits alimentaires allégés. L'idée n'est évidemment pas nouvelle : les boissons sans sucre ont vu le jour il y a plus de 60 ans... et la demande pour l'allégé est toujours forte.

 

Un Français sur deux cherche ou pense à perdre du poids. Aspartame, stevia et autres substituts du sucre se sont donc taillé la part belle dans notre alimentation. D'après une étude de Global Industry Analysts, le marché des édulcorants représentera environ 1,5 milliard de dollars en 2015. Celui des régimes en général, 4 milliards.

 

En France, le marché du light est en croissance d'environ 10% par an. Dernière apparue dans nos rayons, la stevia, cette plante sucrante qui a fait une entrée fracassante dans nos assiettes en mettant la main sur 36% du marché des édulcorants de table.

 

Cependant, comme le souligne une étude menée par Xerfi, certains secteurs du marché de la minceur sont en recul : "Les marchés les plus en difficulté au cours des dernières années ont été ceux des compléments alimentaires minceur, des crèmes amincissantes, de la diététique minceur, de l'automédication minceur et des soins d'amincissement. Avec des problématiques souvent communes : doutes sur l'efficacité, lassitude des consommateurs, offre pléthorique, dépenses sensibles aux arbitrages de consommation, concurrence des solutions alternatives..."

L'arrivée de nouvelles réglementations en Europe sur les effets autoproclamés, par exemple des alicaments, pourrait renforcer le désamour des consommateurs pour certains produits.

Certaines entreprises devraient cependant tirer leur épingle du jeu, comme Herbalife (NYSE: HLF) qui vend des compléments alimentaires dont des pilules aidant à la perte de poids. Même si la société est américaine, elle réalise 80% hors Etats-Unis, donc 60% en Asie et en Amérique latine.

 

 

Reportage - Big big business part 1 - Vidéo Dailymotion :

 

régimes amaigrissants : Une Esprit Critique !

 

Les médicaments, nouvelle arme anti-gras
Mais si un secteur devrait connaître un boom dans les années qui viennent : c'est bien celui des médicaments contre l'obésité.

 

 

L'industrie pharmaceutique s'est elle aussi lancée dans la bataille contre l'obésité, flairant le potentiel. Un changement récent de politique de la FDA, l'agence qui contrôle la mise sur le marché des médicaments aux Etats-Unis, le plus important au monde, pourrait compléter changer la donne.

Jusqu'à présent, la FDA avait bloqué la commercialisation de médicaments "contre" l'obésité. Or ces derniers mois, l'agence a autorisé deux traitements contre l'obésité – pour la première fois depuis 13 ans. En juin dernier, c'est ainsi Lorcaserin, fabriqué par Arena Pharmaceuticals (: ARNA), qui a été accepté après avoir été refusé en 2010. La FDA avait alors jugé que le médicament accroissait le risque de cancer et que les pertes de poids observées étaient trop faibles pour autoriser une commercialisation. Depuis de nouvelles études ont convaincu la FDA de revenir sur sa décision. Une révolution dans le monde des médicaments contre l'obésité.

 

La demande pour de tels médicaments est particulièrement importante et nombre de laboratoires vont s'engouffrer dans la brèche ouverte par Arena et Vivus (

 

Vous l'aurez compris les laboratoires ont une importante carte à jouer dans la lutte contre l'obésité... et Arena et Vivus ont pris une longueur d'avance sur leurs concurrents.

Autre voie pour les big pharma, profitez de la fin des brevets protégeant les médicaments "best-sellers", comme le Lipitor, un traitement contre le cholestérol. "Le Lipitor est le médicament le plus vendu au monde, avec des ventes annuelles dépassant les 10 milliards de dollars, et il représente plus de 10% des recettes des plus grandes entreprises pharmaceutiques du monde. Et comme si la situation n'était pas assez grave, le jour même où le Lipitor a perdu la protection des brevets, l'entreprise de pharmaceutique indienne Ranbaxy Laboratories a obtenu de la FDA le droit de mettre sur le marché un clone générique", expliquait Ray Blanco dans New Tech Insider.

Ray et son collègue Patrick Cox ont donc mis au portefeuille de New Tech Insider un laboratoire qui profite de ces levées de brevets pour commercialiser des génériques. Un énorme potentiel pour cette valeur à découvrir dans New Tech Insider.

 

source : Profits XXL pour la lutte contre l'obésité | La Quotidienne d'Agora, Super size me | Comprendre le monde | fr - ARTE, Profits XXL pour la lutte contre l'obésité - l'indigné révolté

 

la photo de Belgo-dérision Blog.

la photo de MADE IN HUMANITY.

 
 
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11/12/2012
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